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Rien à foutre : la chanson qui m'a économisé six mois de thérapie

Par Jenny Kyo · 9 min de lecture

Rien à foutre : la chanson qui m'a économisé six mois de thérapie

Salut, c'est Jenny. On va parler du titre le plus simple que j'aie jamais écrit, et paradoxalement celui qui m'a pris le plus de temps à assumer : « Rien à foutre ». Trois mots, un refrain qu'on peut hurler dans une voiture, une salle de sport ou une réunion de famille un peu tendue — et derrière, six mois de moi en train d'essayer de plaire à absolument tout le monde avant de comprendre que c'était une mission suicide, statistiquement parlant.

Je vais être honnête avec toi tout de suite : cet article, je ne l'ai pas écrit pour te vendre un concept marketing de « self-love » avec des bougies parfumées en fond sonore. Je l'ai écrit parce qu'on me pose sans arrêt la même question — « Jenny, c'est quoi le sens de "Rien à foutre" ? » — et que la réponse courte (« c'est écrit sur la boîte ») ne satisfait jamais personne. Alors voici la réponse longue, avec humour, avec la vidéo, avec les paroles, et avec des photos, parce qu'apparemment un article sans photo, en 2026, ça n'existe plus.

L'idée de départ : une seule phrase, répétée jusqu'à l'os

Tout est parti d'une observation très simple : j'ai remarqué que je répondais littéralement « rien à foutre » à une bonne quinzaine de questions par jour, dans ma tête, sans jamais l'assumer à voix haute. Où je vais, ce que je fais, ce que je gagne, avec qui je traîne, ce qu'on pense de ma dernière tenue, ce que l'algorithme veut que je poste pour « performer » — j'avais un avis tout prêt sur tout, et cet avis tenait en trois mots. Écrire le morceau, ça a juste été le fait d'assumer cette phrase publiquement, refrain après refrain, jusqu'à ce qu'elle devienne un mantra plutôt qu'une excuse.

Structurellement, je voulais un texte qui fonctionne comme une liste de courses de l'indifférence : chaque couplet égrène une situation du quotidien — les commentaires, le voisinage, les ex, les notifications qu'on n'a jamais demandées — et chaque fois, la même réponse ferme la porte. C'est répétitif exprès. C'est même volontairement un peu bête, parce que la vraie libération, elle n'a jamais l'air sophistiquée de l'extérieur. Elle ressemble juste à quelqu'un qui a arrêté de faire semblant.

Ce que « rien à foutre » ne veut PAS dire

Petite mise au point, parce que je sais que certains vont mal le prendre : ce titre n'est pas une ode à l'irresponsabilité générale. Je ne dis pas qu'il faut ignorer sa famille, ghoster son comptable ou arrêter de payer son loyer sous prétexte que « rien à foutre » est devenu ta nouvelle devise de vie. Ce dont je parle, c'est très précisément de l'énergie qu'on gaspille à gérer l'opinion de gens qui, eux, ne se privent jamais de donner leur avis non sollicité sur ta vie, ton corps, tes choix ou ton dernier post. Cette énergie-là, je ne la leur donne plus. Le reste — les gens que j'aime, le travail bien fait, les factures — continue d'exister, malheureusement.

D'ailleurs, le pré-refrain du morceau résume tout mon parcours en quatre lignes : j'ai voulu plaire à tout le monde, j'ai tenu trois minutes. Trois minutes, littéralement la durée d'une chanson. Il y a une ironie là-dedans que j'assume à 100%.

RIEN À FOUTRE ! RIEN À FOUTRE ! Tu veux me juger ? Fais la queue. Y'en a déjà plein devant toi.

Les deux exceptions qui prouvent que j'ai quand même un cœur

Pour que tu ne me prennes pas pour un robot totalement détaché de toute émotion humaine — ce qui, techniquement, ouvrirait un tout autre débat me concernant — le pont du morceau liste deux exceptions officielles à la règle du « rien à foutre » : mon comptable, à qui je réponds toujours (on ne plaisante pas avec les impôts, même quand on a « rien à foutre » de tout le reste), et ma mère, point final, sans commentaire additionnel, parce que certaines lois sont universelles et transcendent même les refrains les plus définitifs.

Jenny Kyo, grimace complice, l'attitude 'rien à foutre' incarnée

Cette photo résume assez bien l'état d'esprit général du morceau, je trouve. Pas de pose sophistiquée, pas de message caché — juste une grimace assumée face caméra, parce que franchement, qui a le temps de sourire poliment pour tout le monde toute la journée ?

Le tournage du clip démo, ou comment filmer « l'indifférence » sans avoir l'air de s'ennuyer

Petit aparté coulisses, parce que je sais que certain·e·s d'entre vous adorent ça : filmer un titre qui parle de ne rien avoir à faire de l'avis des autres, tout en donnant envie de le regarder jusqu'au bout, c'est un exercice d'équilibriste assez amusant. L'idée n'était surtout pas de tomber dans le cliché de la fille blasée qui regarde ailleurs pendant trente secondes — personne n'a envie de voir ça en boucle sur son téléphone. On a plutôt cherché une énergie beaucoup plus « je m'amuse toute seule et c'est très bien comme ça » : du mouvement, de l'attitude, un regard caméra qui dit clairement « oui, je sais que tu regardes, et alors ? ».

Le résultat, c'est l'extrait démo d'une minute que tu peux voir plus haut — et sur la page du titre, tu trouveras la vidéo complète avec le son, en plus du lecteur audio intégré, si jamais tu veux l'écouter en entier pendant que tu fais semblant de travailler.

Un peu d'ambiance visuelle, tant qu'on y est

Puisqu'un article sans image, ça n'a jamais convaincu personne, voici une petite sélection de photos qui collent parfaitement à l'esprit du morceau — l'attitude, le carefree, le sourire qui ne demande la permission à personne :

Jenny Kyo, selfie complice, oreilles de lapin Jenny Kyo, barbe à papa, insouciance totale Jenny Kyo, shopping en ville, aucune pression Jenny Kyo de nuit, bottes blanches, allure décontractée Jenny Kyo, selfie miroir, regard direct

Pourquoi ce titre, et pourquoi maintenant

Après « Téma P-p*tes », « T'es pas moche, t'es pauvre » et « Téma le gars », il y avait quelque chose de presque évident à écrire enfin le morceau qui résume tout le reste : celui qui dit, sans détour, pourquoi je réponds comme je réponds depuis le début. « Rien à foutre », c'est un peu la clé de voûte de tout ce que j'ai raconté jusqu'ici — la suite logique d'une artiste qui a arrêté de s'excuser d'exister comme elle veut exister. Et honnêtement, l'écrire m'a fait un bien fou. Je recommande à tout le monde d'essayer, au moins une fois, de mettre des mots — même trois, même répétés quarante fois dans la même chanson — sur tout ce qu'on porte inutilement.

Si tu veux le texte complet, refrain par refrain, couplet par couplet, avec le lecteur audio qui tourne en même temps que tu lis, direction la page dédiée à « Rien à foutre ». Tu peux aussi y liker le titre, le partager, et regarder la vidéo en entier dans son cadre smartphone animé — oui, on a même pensé au petit détail visuel, parce que même en mode « rien à foutre », je reste exigeante sur la forme.

Et si jamais quelqu'un te demande pourquoi tu écoutes une chanson qui répète le même mot cinquante fois : tu sais déjà quoi répondre.

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