
Intro
Wesh… Encore un… Encore un… Encore un qui veut mon 06 J'ai dit non Mais t'as pas compris
Couplet 1
Dès le matin ça commence dans la rue « Donne ton 06 », j'ai même pas dit bonjour J'ai mes écouteurs, mes lunettes, ma tenue Mais y'en a toujours un qui veut faire son numéro Ça siffle à gauche, ça mate à droite Ça veut mon Insta, ça veut mon WhatsApp « Fais pas ta pétasse », « pourquoi tu fais la star ? » T'as même pas mon prénom, tu veux déjà mon regard Du métro jusqu'au café Toujours les mêmes phrases recyclées Ils veulent tous jouer les gros durs Mais quand je réponds, bizarrement ça murmure
Pré-refrain
Ça parle, ça parle Ça mate, ça mate Ça veut mon numéro Ça veut mon cul Ça parle, ça parle Moi je trace Tu veux jouer au roi ? Retourne à ta place
Refrain
C'est toi ma pute Pute, pute, pute T'es ma petite Pu-pute Tu voulais mon 06 Tu peux toujours courir C'est toi ma pute Pute, pute, pute T'es ma petite Pu-pute Tu voulais faire le king Mais t'es même pas mon type Wesh, c'est carré J'ai dit non, c'est carré
Post-refrain
T'es ma petite Pu-pute (t'es ma petite Pu-pute) Pu-pu-pu-pu-pute À gauche, à droite T'es ma petite Pu-pute Tourne-toi et casse-toi looser
Couplet 2
Dans le taxi, même cinéma « T'es célibataire ? Tu fais quoi ce soir ? » Je donne une adresse, tu veux connaître ma vie J'ai demandé la rue, pas ton avis Devant la boîte, ça recommence encore « Hé beauté, viens là », comme si j'étais un décor Y'en a un qui siffle, un autre qui fait le malin Et celui qui me suit pense qu'il ira plus loin Petit de quatorze ans, déjà « wesh ma belle » À trente ans costume, même logiciel À soixante-dix ans, encore « t'es charmante » Papy, faut continuer à travailler, la retraite est pas galante Même quand je cours, même quand je marche Même quand je danse, même quand je me cache Toujours un champion pour venir me parler Comme si « non » voulait dire « insiste encore plus, bébé »
Pont
Pétasse, salope C'est tout ce qu'ils ont Un ego XXL Un cerveau en option Tu veux mon numéro Tu veux mon attention Mais moi j'ai pas signé Pour tes conversations Tu peux parler, tu peux siffler Tu peux jouer les durs Moi je mets mes talons Et je danse sur ton ego
Montée
Un pas, deux pas Regarde-moi Un pas, deux pas Mais touche-moi pas Un pas, deux pas J'suis déjà loin Tu voulais mon 06 ? T'auras rien
Refrain final
Pu-pu-pu-pu-pute — PILÉ, PILÉ Wesh — PILÉ, PILÉ C'est carré, c'est carré C'est toi ma pute Pute, pute, pute Pu-pu-pu-pu-pu-pute Tu voulais mon 06 Tu peux toujours courir C'est toi ma pute
Le sens derrière le texte
Le sens derrière le texte, par Jenny
« Téma P-p*tes », je l'ai écrit à partir d'une expérience que je vis depuis toujours : me faire interpeller dans la rue, sans l'avoir demandé, sans y consentir, et devoir gérer la réaction — souvent agressive — qui suit un refus. Le texte égrène les scènes du quotidien où cette dynamique se rejoue : le trottoir, le métro, le taxi, la sortie de boîte, et même la retraite, avec ce vers qui glisse du dragueur de quatorze ans à celui de soixante-dix ans pour montrer que le phénomène ne s'arrête jamais vraiment avec l'âge.
Le choix du mot « pute » dans le refrain n'est pas gratuit : c'est l'insulte la plus souvent utilisée pour punir un refus, et je la retourne intégralement contre celui qui la lance — c'est lui qui insiste, qui ne comprend pas le mot « non », qui devient la cible du surnom. J'assume la crudité du langage de rue pour mieux le désarmer, en le rejouant depuis la position de celle qui décide, qui trace, qui ferme la conversation sur ses propres termes.
Une écriture pensée pour être scandée
Structurellement, j'ai multiplié les répétitions volontaires — « ça parle, ça parle », « un pas, deux pas », « pute, pute, pute » — pour créer un effet de martèlement, un refrain qu'on retient sans effort et qu'on peut crier en groupe, en soirée, en playlist de sport ou simplement seule chez soi avec le son à fond. Le pont, plus posé, ralentit le tempo pour marquer une pause avant la montée finale, façon respiration avant le dernier sprint du morceau.